Chaque année, plus de 9 000 personnes âgées décèdent suite à une chute. Plus de 70% de ces chutes ont lieu au domicile de la personne, soit près de 6 000 décès par an. Selon "La Croix", 21000 personnes âgées vont être aidées à sécuriser leur logement. Un programme lancé par l'ANSP va en effet permettre de faire un diagnostic sécurité des logement. L'ANSP va s'appuyer sur les salariés du secteur des services à la personne. En effet près d'un million de personnes apporte quotidiennement leur aide au public fragile. Ces intervenants seront chargés de repérer les risques d'accidents domestiques avec une grille d'évaluation d'une vingtaine de pages. Dans chaque pièce du logement, ils s'assureront qu'il y a assez de lumière, que les interrupteurs sont accessibles même dans l'obscurité, que les meubles ne risque pas de basculer... 

Une visite d'une durée de 45 à 60 minutes, permettra de faire un bilan qui sera transmis à la personne et dans certains cas aux enfants. Ceci débouchera sur trois types de mesures :

  • intervention directe de l'intervenant (changement d'une ampoule, déplacer le téléphonique...)
  • intervention d'un autre professionnel des service à la personne spécialisé dans le petit bricolage (pour surélever le siège des toilettes, pour installer une barre de soutien dans la douche...)
  • diagnostic plus poussé réalisé par un organisme habilité (pour adapter le logement, pour installer un monte-escalier...)

Ce programme, lancé en collaboration avec la Commission de sécurité des consommateurs, a été testé en grandeur nature pendant un an auprès de 21 000 personnes âgées. Le programme est financé par la Caisse nationale d'assurance-vieillesse, la Mutualité sociale agricole ou encore Malakoff-Médéric qui prennent en charge la réalisation du diagnostic (d'un coût d'environ 20€). Le diagnostic sera réalisé par un des 11 organismes de services à domicile partenaires de l'opération : Adessa à domicile, Familles rurales, Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles, ADMR... Le coût de la main d'oeuvre pour réaliser les travaux sera aussi financé à hauteur de 100 €, versé en CESU.

Selon Bruno Arbouet, directeur général de l'ANSP, il n'est pas prévu d'engager une remise aux normes généralisée des logements, que nul ne saurait financer, mais d'agir sur des petits détails qui le plus souvent sont à l'origine des accidents domestiques.

Commentaires

"Le diagnostic sera réalisé par un des 11 organismes de services à domicile partenaires de l'opération : Adessa à domicile, Familles rurales, Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles, ADMR..." ce qui veut dire que ces associations pourront aller chez nos clients......ne vont elles pas en profiter pour faire leur publicité parmi nos clients....???
@Laurent : j'ai effectivement été surpris par cette limitation : 11 organismes partenaires, avec une liste non exhaustive. Il n'y a effectivement pas d'entreprises citées et c'est un avantage pour 11 organismes sur les 15000 organismes de services à la personne qui doivent exister en France. Il y a les 420000 € (21000 x 20 €), mais il y a effectivement aussi le fait d'aller chez les personnes. Il faut espérer que l'aide sera aussi accessible au personnes non clientes de ces 11 organismes?