Depuis 1994 et l'apparition du "réseau des réseaux", d'abord confisqué par les chercheurs puis généralisé à l'échelle planétaire, il est coutume de penser que l'objet cher à Gutenberg est devenu ringard. Mais que nenni ! L'univers lié à la lecture et à la vente de bouquins ne s'est même jamais aussi bien porté.

Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes

Il suffit de jeter un coup d'oeil sur les statistiques suivantes pour s'en rendre compte :

  • le nombre total de livres édités est passé de 29 500 en 1985 à 66 000 en 2003, pour atteindre 76 000 en 2008 ;
  • le nombre d'exemplaires imprimés est passé de 388 millions en 1985 à 532 millions en 2003, pour culminer à 739 millions en 2008 ;
  • le chiffre d'affaires de l'édition réalisé dans la vente de livres est passé de 2,2 milliards d'euros en 1994 à 2,5 milliards d'€ en 2003, totalisant 2,8 milliards d'€ en 2008 ;
  • le nombre de titres édités au format "poche" est passé de 12 000 en 1996 à 13 000 en 2003, et à 16 000 en 2008 ;
  • le nombre d'exemplaires imprimés au format "poche" est passé de 140 millions en 1996 à 153 millions en 2003, pour s'élever à 165 millions en 2008 ;
  • les droits d'auteur versés par l'édition sont passés de 217 millions d'€ en 1993 à 355 millions en 2005, parvenant à 466 millions en 2008 ;
  • le nombre de références de livres vendus au moins une fois dans l'année est passé de 423 000 en 2004 à 562 000 en 2008.

On nous aurait donc mentis ?!

L'anglais en force

Pour conclure sur l'étude réalisée par le Ministère de la Culture, notons également que 8 920 titres ont été traduits en français au cours de l'année 2008. Sur ce total, l'anglais se taille la part du lion (61 % des ouvrages concernés étaient initialement écrits dans la langue de Shakespeare - soit 375 millions de primo-locuteurs dans le monde).

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