Aux cours particuliers et autres stages payants "offerts" par les organismes privés, le Ministère réplique depuis plusieurs années déjà. Afin de réduire le fossé entre familles aisées et foyers plus modestes, il a mis en place un système de soutien gratuit, qui s'étend en cette rentrée aux élèves de seconde.

Une bonne intention mal exploitée

Instauré dans le cadre de la réforme des lycées, le dispositif permet aux bénéficiaires de disposer de deux heures hebdomadaires d'accompagnement personnalisé, obligatoire et en petits groupes. Une initiative certes "louable" pour Christiane Allain*, mais incorrecte d'un point de vue méthodologique.

Car là où le bât blesse, c'est que ces deux heures surviennent en dehors du temps de classe. Par conséquent, il a fallu réduire d'une demi-heure l'enseignement de quatre disciplines (français, histoire-géographie, physique-chimie, sciences de la vie et de la terre). Une diminution qui laisse certains pantois.

Énième jour de grève

Roland Hubert, co-secrétaire général du Snes-FSU (syndicat de professeurs majoritaire en collèges et lycées), avoue ainsi rester sceptique devant la mesure prise par le ministre Luc Chatel. Rappelons que ce lundi 6 septembre est synonyme de grève et de manifestations de la part des personnels du second degré...

Pendant ce temps, Acadomia et Complétude, les deux leaders du marché du soutien scolaire, surfent toujours sur la voie du succès, avec 125 000 élèves cumulés à leur actif. Leurs stages de pré-rentrée n'ont d'ailleurs jamais aussi bien fonctionné que cette année...

*Vice-présidente de la FCPE, première association de parents d'élèves

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