Florence Aubenas, journaliste au nouvel Observateur qui avait été prise en otage en Iraq, s'est mise dans la peau d'un travailleur précaire pendant 6 mois et raconte cette histoire dans "Le quai de Ouistreham", aux éditions de l'Olivier. Son objectif était de  voir les effets de la crise sur les vrais gens.

Début 2009 elle loue une chambre à Caen, puis elle s'inscrit au chômage sans expérience avec uniquement le baccalauréat. Elle se rend dans des agences d'intérim et se voit refuser des poste de caissière. On lui dit que pour elle il n'y a rien et que ce n'est pas la peine de revenir. On lui dit aussi "vous êtes le fond de la casserole".

Elle trouve malgré tout un emploi comme agent d'entretien et nettoie les ferry de passage à Caen. Elle travaille avec des retraités qui font de heures en plus pour compéter leur retraite insuffisante, avec des jeunes qui sortent de l'école et avec des mères de famille. Pour la plupart, le temps de trajet pour aller travailler est plus long que le temps de travail.

Elle aura jusqu'à 5 employeurs et se journées dureront de 4h30 à 23h pour gagner au maximun 700 euros par mois.
Elle est marqué par le courage au quotidien, par la dignité et par la solidarité entre les travailleurs précaires. Malgré les conditions difficiles, les gens qu'elle côtoie ne se plaignent pas. Ils espèrent juste avoir quelques heures de travail par jour.
A la fin des 6 mois, elle se voit proposer un CDI de 5h30 à 8h00 payé 8,94 euros brut de l'heure, ce qui est très rare.
En France, 20 % des travailleurs ont un travail précaire.
Le quai de Ouistreham, paru aux éditions de l'Olivier, devrait être transposé en film qui sera partiellement financé par l'ANSP (Agence Nationnale des Services à la Personne).

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