Les chiffres donnés par le service de statistiques de l'état civil sont alarmants. Si le taux de mortalité était resté stable en juin, celui-ci a brusquement augmenté dès le début de juillet - ce qui correspond au début de la canicule dans la capitale moscovite.

Les statistiques parlent d'elles-mêmes

À l'arrivée, on a ainsi recensé 14 340 décès au cours du mois dernier à Moscou, soit une hausse de près de 5 000 décès (!) par rapport à juillet 2009.

Même si les raisons de cette inquiétante inflation ne sont pas mentionnées, inutile d'être grand clerc pour comprendre que les fortes chaleurs y sont pour beaucoup.

Même constat pour les personnes âgées, puisque 8 826 Moscovites de plus de 71 ans ont péri en juillet, alors qu'ils n'étaient "simplement que" 5 293 dans ce cas en juin.

Une situation dramatique qui risque de durer

Premiers touchés, les gens du troisième âge ne sont en outre pas assez équipés pour faire face à la canicule (les aînés russes n'ont en général pas les moyens de s'offrir le matériel adéquat). Circonstance aggravante supplémentaire : le nuage de fumée qui empoisonne la ville, du fait d'une pollution de tous les instants et des récents feux de tourbière.

L'air devenu irrespirable, des services sanitaires débordés, une température qui ne devrait pas baisser de sitôt... Tous les ingrédients sont hélas réunis pour assister à une nouvelle hécatombe en août. En attendant peut-être la création d'un Plan Canicule dès l'été prochain, inspiré du modèle français.

Commentaires

Il n'y a pas de commentaires pour le moment