Ruth Brooks en avait marre. Marre de voir tous ces escargots manger ses laitues, ravager ses pétunias et dévaster ses haricots. Trop gentille pour s'en débarrasser une bonne fois pour toutes, elle décida de les "installer" sur un terrain vague, non loin de sa propriété. Mais ceux-ci revenaient invariablement sur leur lieu de prédilection...

Les théories de base remises en cause ?

Soucieuse de protéger son espace vert, Ruth fit alors appel à Dave Hodgson, professeur en biologie à l'Université d'Exeter. Ensemble, ils convinrent d'une batterie de tests pour vérifier si oui ou non, les escargots avaient une mémoire des lieux - ce que pensent bon nombre de jardiniers.

Les résultats de ces expériences furent assez stupéfiants : les escargots ont été capables de retourner dans le jardin de Ruth, en étant placés à moins de 10 mètres de l'endroit. Le professeur Hodgson affirmait ainsi : "Nous pensions qu'ils n'étaient pas assez intelligents pour retrouver le chemin. Si la théorie de Ruth se confirme, nous allons devoir repenser nos théories sur la question".

Un (très) long processus

Pour en savoir davantage, Dave Hodgson a invité le public anglais à prendre part à une expérience peu commune : un "échange national d'escargots". Le principe du projet, soutenu par la BBC ? D'abord recueillir les gastéropodes du jardin dans un seau et les recouvrir - via une touche de vernis sur la coque - d'une certaine couleur (un procédé qui ne ferait pas mal aux escargots).

Ensuite, convaincre un voisin de faire la même chose, en lui disant bien sûr d'utiliser une autre couleur. La dernière étape consistant au fameux échange des seaux, il s'agira dès lors d'observer le retour (ou pas) des escargots at home. "Cela peut prendre beaucoup de temps, puisqu'ils ne sont pas les créatures les plus rapides", fait remarquer le professeur Hodgson. On s'en serait douté...!

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