Lisa Bueno, 28 ans, aurait pu se contenter de distiller sa musique aux jeunes gens écumant les boîtes de nuit paulistes. Mais elle s'est dit qu'il n'y avait pas d'âge pour exercer son métier. Le succès de Ruth Flowers l'a convaincue dans sa démarche, pour le moins originale.

Un Chilien intéressé par le projet

Baptisée "I'm no granny, I'm a DJ !" (traduction : "Je ne suis pas une mamie, je suis une DJ !"), son école pas comme les autres a déjà séduit quelques personnes, selon la presse brésilienne.

Parmi celles-ci, un professeur de l'Université du Chili âgé de 63 ans, dont l'ambition personnelle est tout simplement de devenir DJ professionnel, sitôt l'heure de la retraite sonnée.

Autre sexagénaire tentée par les cours de mixage, une femme agent immobilier (66 ans), séduite au préalable par les disques de son petit-fils. Même si ses préférences musicales vont au jazz et à la samba, elle s'avoue persuadée de prendre goût à l'usage des platines.

Nilson Cotrim, l'exemple à suivre

Ces élèves n'ont qu'une idée en tête : marcher sur les traces de Nilson Cotrim, électricien de 62 ans, déjà quatre années de "disc-jocking" derrière lui et de ce fait, très connu des dancefloors de Sao Paulo. Lequel n'a toutefois pas hésité à s'inscrire aux cours de Lisa Bueno, dans le but de parfaire ses connaissances.

"Il n'est jamais trop tard pour apprendre", déclare-t-il. "Pour moi, c'est merveilleux. Je fais ce que j'aime faire. Et si vous aimez faire quelque chose, l'âge ne compte plus." Et chaque soir, ce sont des centaines de jeunes Auriverde qui se trémoussent sur sa musique, jusqu'au bout de la nuit.

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