C'est du moins l'avis de l'ex-vice-président d'IBM USA, Jean-Paul Nerrière, dans un article récemment mis en ligne sur la toile. Le globish permettrait ainsi aux employés français de combler leur handicap dans ce domaine. Mais la démarche déplaît fortement aux professeurs d'anglais, ainsi qu'aux anglophones eux-mêmes.

Un niveau d'anglais insuffisant

Une enquête menée par la société américaine Global ETS, à l'origine du test "TOEIC" ((Test of English for International Communication), certifiant les compétences en compréhension orale et écrite en anglais professionnel et international, a tiré la sonnette d'alarme. Seuls 8,5 % des cadres français de niveau master maîtrisent correctement la langue de Shakespeare.

Alternative au TOEIC : le Bulats (Business Language Testing), édité par une branche de l'université anglaise de Cambridge. Ce test n'est pas uniquement composé de QCM (questionnaire à choix multiple). Air France compte prochainement l'utiliser pour évaluer les compétences de ses futurs employés et établir des promotions internes.

La solution "globish" ?

Préconisée par Jean-Paul Nerrière, celle-ci irrite donc autant les anglophones que les enseignants. Les premiers y voient "une perte d'hégémonie", les seconds la perçoivent comme tout sauf un moyen de communication. Ce qui n'empêche pas l'ancien d'IBM de vouloir actuellement convaincre... les Chinois du bien-fondé du globish.

Et pour ceux et celles qui souhaiteraient éprouver une autre méthode d'apprentissage, il en existe une nouvelle, intitulée "Say It". Ou comment apprendre les verbes irréguliers anglais sur fond de gospel... On n'arrête décidément pas le progrès.

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