À quelle hauteur sont justement rémunérés ces étudiant(e)s, lycéen(ne)s, voire collégien(ne)s ? La question des tarifs pose souvent problème, dans la mesure où le baby-sitting ponctuel ne fait pas l'objet d'un contrat écrit, ni d'une déclaration. La plupart du temps, les parents trouvent en effet leur bonheur par l'intermédiaire d'amis, de l'école ou des voisins.

De l'intérêt de déclarer l'employé(e)

Cela étant, la Fepem (Fédération des particuliers-employeurs de France) est là pour rappeler que le gardiennage d'enfants est soumis "à la convention collective des salariés du particulier-employeur". Autrement dit : le salaire horaire d'un baby-sitter doit s'élever à 9,03 euros bruts, soit 6,96 euros nets.

Par précaution, les parents ont de toute façon intérêt à déclarer l'étudiant qui vient garder leurs enfants. Avec le système du Chèque emploi service universel (CESU), la déclaration est simplifiée. L'étudiant cotise pour la sécurité sociale et la retraite, la garde à domicile faisant l'objet d'une réduction d'impôt de 50 % du montant des heures effectuées. Le salaire s'élève alors à 7,66 euros nets, incluant 10% de congés payés.

Passer par une agence, un service relativement coûteux...

Autre façon d'encadrer le baby-sitting : passer par des agences spécialisées. Elles mettent en relation baby-sitters et parents et peuvent se charger des aspects administratifs. De l'autre côté, passer par une agence rassure les parents.

Chez Babychou Services par exemple, on sélectionne ainsi les étudiants sur dossier, avant un entretien et des tests de compétence. Des formations sont par ailleurs proposées sur la nutrition, l'autorité ou la gestion des situations de crise. Cette façon de procéder a tout de même un prix : entre 600 et 800 euros par mois pour 25 à 35 heures de garde.

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